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L'efficacité de la libéralisation du secteur des télécoms au Cameroun PRINT
Auteur(s) : J. KONO ABE
Thése de l'université Paris I Panthéon Sorbonne : 20/12/2007 - Paris
Sous la direction de : CABY Jérôme
Jury : Hervé Alexandre, Bruno Amann, Jean-Pierre Nioche, Dominique Roux
Résumé / Abstract :

La discussion proposée par la presse financière sur l’État actionnaire depuis plusieurs années trouve son écho dans la littérature aussi bien politique, économique que financière, du fait de l’interdisciplinarité de ses aspects. Le politique exerce une influence présumée négative sur la politique d’entreprise d’État en termes de développement de performance économique et financière, l’État actionnaire pouvant se définir positivement au travers du rôle social qu’il désenveloppe. L’intervention de l’État dans le jeu économique s’explique par une commutation de mécanismes de contrôle commandés par opposition aux mécanismes spontanés nés des marchés en raison des interférences politiques. La présente recherche s’inscrit dans le cadre de la finance organisationnelle et, à partir d’une démarche métrique faite sur une étude de la performance financière des opérateurs des télécoms augmentée d’une enquête par questionnaire conduite auprès des ressources humaines « télécommunicantes », tourne autour de la mesure de l’efficacité de la libéralisation du secteur des télécommunications, au Cameroun. Il est possible de suggérer que l’État actionnaire est un acteur incompatible avec la notion de rentabilité économique et financière. La rente générée par l’activité publique des télécommunications semble capturée par la bureaucratie, les agents de l’État procédant à des calculs. L’État actionnaire ne favorise pas le développement d’un cadre légal qui pourrait encadrer les transactions économiques sur le marché. La compatibilité de la politique d’entreprise d’État avec la rentabilité sociale ne se confirme pas pleinement, l’ensemble des parties prenantes n’étant pas satisfaite, bien que la prise en compte du droit contribue à montrer que la loi apparaîtrait contingente au développement de la performance de l’entreprise.

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The efficiency of the liberalisation of telecommunications in cameroun.

For several years the discussion proposed by the financial press on the Shareholder State, is inspired by political, economic and financial literature, considering the interdisciplinary nature of the aspects focus. It is presumed that politics exercises a negative influence on the entrepreneurial policy of the state in terms of the development of economic and financial performance; the Shareholder State should be able to be defined from the social role which it develops. The involvement of the State in the economic game can be explained by the commutation of mechanisms of command control as opposed to spontaneous intervention by the market, because of political interference. This research is inscribed within the framework of financial organisation, and from a metric method based on the study of the financial performance of telecoms operators, supported by questionnaires realized from human resources, on the measure of the efficiency of the liberalisation of telecommunications in Cameroon. It could be suggested that the Shareholder State is an incompatible actor with the notion of economic and financial profitability. The wealth generated from the public activities of telecommunications seems to have been captured by the bureaucracy; agents of the State proceed with the calculations. The Shareholder State does not encourage the development of a legal framework which can regulate economic transactions in the market. The compatibility of the entrepreneurial policy of the State with social considerations does not fully conform, all the parties are not usually satisfied, taking into consideration legislation, and this contributes to demonstrate that the law is a contingent to development of the performance of enterprise.



Mots-clés / Keywords :  État actionnaire, libéralisation, efficacité, mécanismes de contrôle, dirigeants, télécommunications, développement de performance, internationalisation, gouvernance, privatisations. *-*-* Shareholder State, liberalisation, efficiency, mechanisms of control, managers, telecommunications, development of performance, internationalisation, governance, privatizations.

Citer cette référence :
J. KONO ABE (2007), "L'efficacité de la libéralisation du secteur des télécoms au Cameroun ", Thèse de doctorat de l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, France